En hommage à son père, immigré algérien, Azouz Begag livre un récit personnel, à la fois tendre et drôle. "Hier, je suis devenu grand. C’est mon père qui me l’a annoncé officiellement : “Écoute-moi bien moufils, il est temps que tu commences à marcher tout seul dans la vie. Demain matin, tu viendras avec moi au marchipisse.” Marchipisse ? C’était la première fois que j’entendais ce mot. Il a dit que c’était un endroit où on achetait des choses boumarchi, toutes les choses utiles dans la vie d’un homme qui veut faire des zicounoumies."